Notre projet de naissance
Le Chapeauté et moi avons rédigé notre projet de naissance. Très grossièrement, celui-ci consiste en une lettre adressée à l’équipe médicale qui va nous accueillir lors de mon accouchement, et qui récapitule ce qui est important pour nous. Sa rédaction n’a rien d’obligatoire (et selon les équipes elle est plus ou moins bienvenue.) C’est un outil pour que les soignants nous connaissent un peu mieux (puisque ceux qui nous accueilleront ne seront pas forcément ceux que nous avons déjà vus) et une base de dialogue. Sa lecture n’engage pas l’équipe à suivre nos souhaits (ce n’est pas un contrat de soins), mais elle lui permet de les connaître.
Pour plus d’informations (plus nombreuses et plus précises, ce que je dis est assez approximatif), je vous renvoie à ce site.
Nous allons remettre cette lettre à l’équipe dans la semaine, soit deux mois avant la date prévue de mon accouchement. Cela peut paraître un peu tardif, en fait nous suivons ici les conseils des sages-femmes rencontrées à l’hôpital, qui soulignent que ce projet se mûrit tout au long de la grossesse (et peut évoluer encore, jusqu’au bout). Elle sera ensuite agrafée à mon dossier. Comme je l’écrivais à mon amie Petit Poison (qui parle autour de la parentalité sur son autre blog), cette lettre ne marque pas pour nous le début du dialogue avec l’équipe médicale, mais plutôt une étape de (pré)finalisation.
Ce que nous voulions et ce que nous voulions éviter, les très grandes lignes, nous l’avions en tête depuis le début. Et cela a conditionné notre choix d’hôpital (une fois qu’on a renoncé à l’AAD) en allant même contre nos convictions politiques (on s’est détourné de l’hôpital le plus proche et le plus menacé alors que ce serait une cata qu’il ferme. Oui mais … taux de déclenchement et autres joyeusetés très élevé). Ensuite, on a parlé dès le début (à « l’entretien du 4e mois ») de ce projet de naissance avec l’équipe. On est « tombés de haut à l’envers », je pense après mini-enquête que cette maternité est relativement exceptionnelle, nos souhaits entraient dans sa ligne habituelle.
Si on avait senti une très forte réticence à nos « fondamentaux » (déambulation libre, choix de position, peau à peau, allaitement, non-séparation …), je pense qu’on aurait changé de crèmerie, quitte à aller plus loin. En effet, quel que soit le projet de naissance, je pense qu’il est plus efficace d’aller quelque part où la philosophie (ou les habitudes) correspond à nos attentes. En gros (métaphore sur mesure), si tu veux manger végétarien, tu évites d’aller à un resto de grillades. C’est pas impossible qu’ils te servent des légumes grillés avec des frites et le sourire mais c’est quand même risqué. Ça paraît très consumériste et un peu cynique ce que je dis, mais je pense qu’il faut jouer la carte de la sécurité, c’est-à-dire des habitudes de l’hôpital, en plus du dialogue. Bien sûr ce n’est pas toujours possible et c’est pour cela aussi qu’il est important que les parents fassent connaître leurs demandes partout.
Voici donc notre projet de naissance. Vos retours (non tellement sur le fond, qui nous correspond, mais sur la forme, le ton que nous employons pour nous adresser aux soignants) nous intéressent particulièrement !
Zelda
DPA 2 décembre 2011
Mesdames, Messieurs,
Merci de nous avoir accompagné tout au long de cette grossesse et de le faire encore pour l’accouchement. Nous avons choisi la maternité de XXX et nous avons senti une réelle écoute de la part des soignants à chacune de nos rencontres. Nous souhaitons lors de l’accouchement rester des interlocuteurs, et ce projet de naissance nous a paru un bon outil pour continuer ce dialogue.
De manière générale
Nous espérons que cet accouchement se déroulera physiologiquement, avec le moins d’interventions possibles. Si une intervention vous paraît nécessaire, nous voudrions qu’elle nous soit expliquée avant de la pratiquer (sauf en cas d’urgence vitale).
Nous serions heureux de bénéficier des conseils d’une sage-femme.
Mon mari N. et moi souhaitons être ensemble à chaque étape de l’accouchement.
Nous aimerions bénéficier de la salle nature si c’est possible. Dans le cas contraire, nous voudrions créer une ambiance proche (lumière tamisée, musique, calme, nombre d’intervenants réduit,
pas d’étudiant).
Pendant le travail
Je ne souhaite pas de perfusion systématique et notamment pas d’ocytonine.
Je souhaite avoir la possibilité de déambuler librement, de choisir les positions qui me soulagent, et pratiquer avec mon mari les principes de l’haptonomie.
Je souhaite que le monitoring soit ponctuel.
Je souhaite être libre de boire.
Je souhaite essayer d’accoucher sans péridurale.
Je souhaite que la poche des eaux ne soit pas percée artificiellement.
Lors de la naissance
Je souhaite qu’on ne m’appuie pas sur le ventre.
J’aimerais que l’épisiotomie soit évitée. Je préfère risquer une déchirure légère.
Nous aimerions que le cordon ne soit clampé et coupé que lorsqu’il a cessé de battre, et que la délivrance du placenta soit naturelle.
Si une césarienne s’avère indispensable, je souhaite une anesthésie locale. Nous savons que dans ce cas, la présence du père n’est pas possible selon le fonctionnement de l’hôpital, nous souhaitons dès lors qu’il soit informé et puisse nous rejoindre dès que possible.
Notre enfant nous sera présenté dès que possible. J’aimerais que même en cas de césarienne, on pose notre enfant sur mon torse dès sa sortie afin de se rapprocher le plus possible d’un accouchement par voie basse.
Si après l’accouchement, je ne suis pas en mesure d’accueillir notre bébé, nous souhaitons que le père soit le premier à prendre contact avec l’enfant et puisse pratiquer le peau à peau.
Après la naissance
Je souhaite garder le bébé en peau à peau le plus longtemps possible, au moins jusqu’à la première tétée, et que les séparations soient les plus brèves possibles.
Le père désire être présent lors des premiers soins faits au bébé. Nous voudrions qu’un des parents accompagne toujours l’enfant pour les soins.
Dans la mesure où tout va bien, nous souhaitons qu’aucune manipulation intrusive (sondage, aspiration, gouttes dans les yeux, injections …) ne soit pratiquée sur notre bébé.
Je souhaite allaiter exclusivement et serai heureuse de recevoir aide et conseils. Notre enfant ne recevra pas de tétine ou de biberon sans notre consentement.
Nous souhaitons ne pas être séparés de notre enfant même la nuit.
Nous vous remercions à nouveau pour votre écoute et nous réitérons notre confiance.
Merci à ce site sur l’haptonomie, où l’auteur a mis en ligne un exemple de projet de naissance qui a été fort inspirant sur la forme (et le site en général est très intéressant sur le fond).
Il est très délicat de trouver le ton juste pour s’adresser à l’équipe médicale … Il s’agit de s’affirmer comme acteurs de cet accouchement, sans froisser ou nier les soignants dans leurs compétences. (Une autre illustration de cette difficulté ici). Aussi, toute remarque ou conseil pour nous aider à trouver ce ton juste est bienvenue.
Hormones en folie
(Non je ve vous parle pas de ma vie sexuelle, chastes lecteurs)
Depuis quelques mois, mes hormones me font des farces.
Non seulement le SPM (syndrome pré-menstruel) se fait plus fort, mais je ressens aussi un syndrome post-menstruel. Et c’est non seulement physique, avec tous les petits désagréments que certaines femmes connaissent bien, mais aussi et surtout, cela influe sur mon humeur. Mes humeurs, même, tellement je me sens le jouet de forces physiologiques qui prennent mon moral pour un hochet.
Du coup, la moitié du mois, je pleure ou pleurniche pour un rien. Et je ne suis pas forcément triste – mais parfois si. Par contre, cette tristesse sans fond, quand elle survient, me laisse tout à fait inconsolable … pour 2 minutes. Le temps que dure la chanson qui a servi de déclencheur par exemple. Mon hypersensibilité habituelle s’hypertrophie. Ca fait beaucoup, vous en conviendrez.
Hier c’était une émission de radio sur Jean Ferrat, les gens de sa génération qui en parlaient n’arrêtaient pas de me faire pleurer. Alors que je ne connais pratiquement pas Jean Ferrat, et qu’il ne m’évoque rien de particulier.
La cause ? Mystère. Je ne prends plus la pilule depuis des années, mais ce machin-là est en marche depuis quelques mois seulement. Je ne suis pas enceinte. J’espère ne pas être en phase de ménopause quand même !
… et on passe à la tisane
J’ai oublié de vous le dire hier, dans le cadre de ce régime pro-cholestérol pro-fer pro-iode et je ne sais plus quoi encore, il faut aussi que j’évite le thé.
Plus précisément il faut que j’évite le thé en même temps que je prends certains compléments ou que je mange certaines choses parce que ça risque d’empêcher l’absorption de ce qu’on s’échine à me faire absorber justement : le fer et/ou l’iode.
Mais comme je bois du thé toute la journée, et que je ne veux pas réfléchir à quand est-ce que j’y ai droit ou pas, je suis passée à la tisane.
Pour le moment la transition est assez pourrie, à part une tisane en vrac appelée « Tendre est la nuit » (que j’ai finie) et les « thés » tchaï (des mélanges d’épices), je trouve que la plupart des tisanes ont un goût de coupe-faims ou de cataplasmes d’estomac.
En même temps, c’est pas bien grave, ça me donnera une occasion de descendre à Toulouse dévaliser un magasin de thés. Ou de faire un peu de botanique pour reconnaître les plantes du thé de l’Aubrac.
Engrais verts