Des aménagements de la petite maison
Je voulais vous parler de mon anniversaire prochain et de la difficulté que j’ai à penser à des cadeaux qui me feraient plaisir et qui soient vraiment pour moi, et pas pour nous, pour la maison ou pour le petit singe tout nu.
Je garde le sujet sous le coude, mais aujourd’hui je vais plutôt de raconter la petite maison. On y est depuis un bon mois maintenant, et elle nous plaît infiniment.
La petite maison, telle que nous l’avons achetée, c’est une pièce de 45 m2, plus une mezzanine de 20 m2 sous les combles, avec du bois partout. Je redécouvre le plaisir de marcher pieds nus sur un plancher lisse et tiède. (Et de plier au millimètre parce qu’on manque de rangements).
A part le chauffage au poêle (et une très bonne exposition), la maison n’est pas pour le moment spécialement écologique (parfois, j’ai l’impression de dire un gros mot). L’isolation est intérieure et sans doute faite avec des matériaux assez peu respirant. A part le chauffage, tout marche à l’électricité (merci enercoop) : cuisine et chauffe-eau. Le circuit d’eau est … incongru : une partie (les eaux de l’évier) part dans un puisard dans la cave, une autre (salle de bains et toilettes) dans une cuve de décantation old school … (comprenez : dans la terre et les nappes phréatiques vite fait mal fait).
Cela dit, la salle de bains étant sur le palier, et plutôt insalubre (Bonjour les moisissures ! Vous vous plaisez au milieu du système d’électricité pourri, pas trop effrayées ?), on y voit l’occasion de repenser ce système d’une façon plus cohérente. On aimerait que la salle de bains soit finie pour l’arrivée du petit singe tout nu. Ça a d’ailleurs fait sourire l’artisan qui est venu hier : lui, sa compagne et leurs deux enfants en bas âge ont aménagé dans une maison sans électricité ni salle de bains, et se sont lavés pendant des mois en faisant chauffer de l’eau sur la cuisinière à bois pour remplir un tub. De bons souvenirs apparemment.
Les travaux prévus : percer une porte intérieure, quelques marches d’escalier « dans » la cave, et une trappe extérieure pour les toilettes sèches (et peut-être une fenêtre de plus), dévier l’évacuation de la cuisine, nettoyer et vider la salle de bains (casser le placo et le carrelage, afin de faire une isolation ; tomber une cloison), installer un chauffe-eau à la cave (alimenté par des panneaux solaires thermiques sur le toit), virer les toilettes à eau pour les remplacer par des toilettes sèches (en gardant cependant le circuit), boucher la porte actuelle, refaire l’électricité, trouver des fenêtres, une baignoire et un lavabo (chez Emmaüs avec un peu de chance), peindre, carreler et tout le toutim, et mettre en place une phytoépuration.
Après cela, on aura une petite maison plus pratique et plus conforme à nos valeurs (et à notre porte-monnaie, même si on n’aura plus un sou de côté), et, même si on ne va faire que le plus facile (la « démolition », l’isolation et les finitions, la mise en place de la phytoépuration et peut-être l’électricité), je crois qu’on sera fiers de nous.
(Oui, ça manque de photos, dès qu’on a un brin de soleil, j’essaie d’y penser).
Grand tri
Besoin d’avoir de la place dans la maison minuscule. Besoin de faire de l’espace, physiquement, pour l’enfant à naître, pour mieux visualiser l’espace qu’on lui offre dans nos vies ?
Alors tri. Ouvrir les cartons, remettre les affaires d’hiver et de cheval dans l’un, les habits devenus trop petits dans l’autre, écrire au marqueur « à réessayer au printemps ». Mettre dans un coffre les affaires à donner, penser à l’ouvrir aux amis de passage avant Emmaüs. Jeter l’irrécupérable. N’avoir plus qu’une commode pour l’utilisable.
Monter des meubles pour ranger et cacher. Dans notre maison biscornue, imaginer des placards penchés, des tiroirs en biais, des rangements à trous.
S’alléger. Aujourd’hui le linge, demain … ?
Chamallow (et on ne parle pas la bouche pleine. CQFD)
Garer la voiture dans l’herbe, prendre mon sac. Voir les lézards s’enfuir le long du mur, vifs comme des alevins.
La petite maison. Par où commencer ? La pièce principale est belle, mais manque de rangements, la salle de bains moche, le terrain attenant en friche, le potager inexistant, et l’autre terrain devient forestier, à tel point que les animaux sauvages s’y installent pour élever leurs petits.
M’installer sur le balcon, l’ordinateur sur les genoux, pour que les chats osent sortir, et ne pas rater les oiseaux. Voir un rouge-gorge sur le pommier sauvage, à trois mètres. Découvrir son chant un peu métallique.
Le chapeauté sera bientôt là, pour de bon. Dans mon ventre, notre petit commence à répondre à nos caresses.
J’ai perdu mes mots, ma facilité à écrire. Parce qu’il y a tant à vivre ?
Heureuse … silencieuse ?

Un chevreuil de deux jours, gros comme un chat ...
PS : A tout seigneur tout honneur, ce titre sucré vous est offert par les délicieuses Aurélie et Lizly.
Engrais verts