La vie en vrac
Dans un bungalow d’un camping quelconque, j’essaie de battre de vitesse mon ordinateur qui s’éteint de façon erratique – et refuse de se rallumer.
J’accompagne le Chapeauté, en formation dans le coin. Ce matin, ses baisers d’au revoir se sont emmêlés dans mon sommeil, la faute à l’insomnie. Demain je l’accompagnerai, à la recherche d’une boulangerie sur la route.
L’ordinateur, donc, est capricieux ; le portable ne se charge plus ; nous avons emmené notre réveil mécanique.
Il y aura un enterrement cette semaine, il faut que nous arrivions à savoir quand. Un oncle du Chapeauté, malade depuis longtemps. On le connaît à peine, mais c’est le frère de ceux que nous aimons. Nous y irons.
Des mails en attente. Ceux qui proposent, ceux qui invitent, ceux qui discutent ou exigent. Je ne commence aucune réponse, l’ordinateur va s’éteindre. (Ma Floh, relis mon dernier mail, la réponse à ta question y est !)
J’ai pris avec moi quelques gros bouquins et deux branches de menthe du jardin à faire infuser.
Nous avons commencé les cartons. L’occasion comme à chaque fois d’un grand tri, pour arriver plus légers, moins encombrants, dans la maison minuscule.
Le Chapeauté a trouvé un pied de menthe qui sent la gariguette.
J’entends les oiseaux.
Tout se déglingue
Ca a commencé en début d’année avec la machine à laver. Et depuis, nous n’avons jamais pu obtenir que l’ensemble de nos « machines » marchent en même temps.
La chaudière est tombée en panne. Le gars qui est venu la réparer en a profité pour emmener le lave-linge et nous en prêter un en attendant. Dans l’intervalle, la voiture avait un tableau de bord qui clignotait. Suspect.
Une fois la voiture réparée, le téléphone ne sonnait plus quand on nous appelait. Et une fois, en rentrant chez moi, la porte de la cour ne voulait plus s’ouvrir. Mon proprio a grimpé sur une échelle, a réussi à dégripper la serrure, mais m’a conseillée de toujours laisser la porte entrouverte. Et de fermer à clé la porte de la maison.
Puis la voiture s’est mise à suinter d’huile. En solidarité, le téléphone n’a plus voulu non plus qu’on appelle vers l’extérieur.
Et une fois voiture et téléphone d’aplomb, le lave-linge de prêt tombe en panne, pile quand le réparateur veut le récupérer puisque le nôtre est mort …
La porte de la maison commence à se bloquer elle aussi.
J’ai l’impression que la baraque est coincée dans Un jour sans fin !
Engrais verts