7 confessions
Pour ceux qui me suivent depuis des lustres malgré mes multiples changements de blogs pas toujours clairement annoncés (on en est à … quoi ? 7 ? depuis 2005 … belle stabilité, bravo), je me suis déjà prêtée à l’exercice, mais je vais essayer de me renouveler. Oui, parce que suite à une sombre histoire de pratique sexuelle impliquant une pine dans l’œil, CaroLaCheChe pense à moi quand elle écrit le mot astiquer. Oh bravo, comme dirait Samuel Beckett (aucun rapport avec l’écrivain).
Je la cite … Le principe : je te fais 7 petites confessions afin que tu me connaisses mieux (et même qu’après ça tu pourras me faire interner) puis c’est à mon tour de « tagger » 7 autres blogueurs (-euses).
1. J’ai été Louvette chez les Scouts de France. Pour une raison que j’ignore, ça étonne toujours les gens. Pour être honnête, j’ai détesté ça. A l’époque (j’avais une dizaine d’années), le groupe, l’esprit de corps, la vie en communauté, se rouler dans le collectif, c’était tout ce que je détestais. Moi, je voulais juste lire mes bouquins tranquille en haut du cerisier.
2. Je cache à ma mère que j’ai des nausées. Parce qu’elle est persuadée – c’est ce qu’on apprenait en fac de médecine dans les années 70 apparemment – que les nausées sont psychologiques et indiquent un problème avec le père de l’enfant à naître. « Éloignez le mari », était le mot d’ordre. Croyance renforcée par le fait qu’elle n’a pas eu de nausées lors de son unique grossesse (sauf quand mon père a voulu lui faire manger du foie de veau au début des contractions). Cette explication m’a toujours parue fausse, étant donné que mes règles peuvent me déclencher des nausées, depuis l’adolescence. Du coup, quand elle me demande comment je vais, je ne lui parle pas de mes nausées (qui s’estompent heureusement). Cela dit, je la conforte dans sa croyance (débile) …
3. J’aimerais bien être rousse. Mais mon unique tentative, en deuxième année de fac, chez un coiffeur coloriste allumé spécialisé, s’est soldé par un orange fluo traumatisant. Le lendemain, je me refaisais une coloration par-dessus.
4. Je m’imaginais adorer être enceinte et être très épanouie pendant la grossesse. J’ai un désir de grossesse et un désir d’enfants très forts, depuis dix ans. Eh bien pour le moment, bien que je sois très heureuse, je trouve ça physiquement très désagréable, entre la fatigue, les nausées, le ventre qui tire et la gorge qui pue. J’ai hâte de passer complètement au deuxième trimestre !
5. Je voudrais bien quatre enfants. Il faudrait agrandir la maison. Oui, la petite maison, elle est petite : une seule pièce pour l’instant, 45 m2 au sol et 20 m2 de mezzanine. Il faudrait surtout que le père en aie envie aussi, et moi encore, et ça, on verra à l’usage !
6. J’ai décidé de prendre un congé parental de six mois mais en même temps, je flippe pas mal. Est-ce qu’on va pouvoir vivre à trois avec 560 € par mois, ou on est complétement tarés ? (Je précise qu’on ne paiera pas de loyer et que le Chapeauté ne gagnera pas encore de sous à planter des arbres). Est-ce que je ne vais pas étouffer à rester presque un an « à la maison » ? Est-ce que mon boulot ne va pas me manquer ? Est-ce qu’au contraire, je ne vais plus du tout avoir envie d’y retourner ?
7. J’aimerais drôlement apprendre à coudre. Le problème, c’est que je ne sais pas coudre. Tu vas me dire, c’est logique, sinon tu n’aurais pas besoin d’apprendre. Mais voilà, j’ai beaucoup de mal à me lancer dans une activité que je ne connais pas au moins un peu. Le comble pour une enseignante, hein … Heureusement que je sais lire, nager et faire du vélo, parce qu’avec un tel blocage je ne sortirais pas la tête de l’eau.
Alors qui j’invite ? Entre ceux qui l’ont déjà fait et ceux qui n »aiment pas les tags, j’avoue que je manque d’inspiration … solution de facilité : qui veut prend !
Un jeu avec des titres de bouquins
C’est Lizly qui m’a mise au défi avec ce tag, qu’elle avait piqué chez La Dame du CDI. Il consiste à répondre à un certain nombre de questions avec des titres de livres qu’on a lu dans les 12 derniers mois, chose que je suis incapable de faire avec ma mémoire de sardine, alors je triche, et je regarde les titres dans ma bibliothèque. Avec une lampe de poche en me penchant sur l’accoudoir du canapé, ce qui fait rire le Chapeauté.
Décris-toi : Désirs et réalités, de Nancy Huston.
Comment te sens-tu ? La vie devant soi, de Romain Gary.
Décris là où tu vis actuellement. Un jardin dans les Appalaches, de Barbara Kingsolver.
Si tu pouvais aller n’importe où, où irais-tu ? Yonder, de Siri Hustvedt. (« c’est entre ici et là »)
Ton moyen de transport préféré ? La virevolte, de Nancy Huston
Ton/ta meilleure amie est : Chers disparus, de Claude Pujade-Renaud
Toi et tes amis, vous êtes : des Voix dans la nuit, d’Armistead Maupin
Comment est le temps ? L’Ombre du vent, de Carlos Ruiz Zafon.
Ton moment préféré de la journée : Maintenant ou jamais, de Primo Levi.
Qu’est la vie pour toi ? Prodige, de Nancy Huston.
Ta peur ? La conjuration des imbéciles, de John Kennedy Toole.
Quel est le meilleur conseil que tu as à donner ? L’huile d’olive ne meurt jamais, de Sophie Chérer
Pensée du jour : Que nous apprennent les enfants qui n’apprennent pas ? (Anonyme par excès d’auteurs)
Comment aimerais-tu mourir ? Dolce agonia, de Nancy Huston (oui j’aime beaucoup Nancy Huston et j’aime aussi ses titres)
La condition actuelle de ton âme ? La Trace du papillon, de Mahmoud Darwich (je ne suis pas sûre de comprendre cette question, en fait, mais ce titre m’évoque l’idée d’une âme. Je ne sais pas si je crois en l’âme, mais si j’y crois, ça ressemble à quelque chose comme une trace de papillon. mais chut, je triche).
L’heure de manger, je file ! Merci Lizly, c’était drôle et démarrait bien mes vacances.
Aujourd’hui,
Je suis là-bas.
Écrire « fun et fin », tel était le défi lancé par la rédac chef de la semaine.
Pas vraiment ma cocotte en fonte ou ma tasse de thé. J’ai souffert sur ce texte sans prétention bien plus que sur d’autres que j’aime davantage.
Mais il me plaît bien. Et vous ?
Je croyais avoir trouvé mon petit fil d’écriture, un filet d’une voix singulière qui était la mienne.Et puis j’ai voulu changer, à la recherche de la légèreté.
Je relis mes textes d’il y a quelques années, certains me semblent contenir de sacrées promesses. Suis-je plus lucide ou moins exigeante qu’alors, quand je les jugeais empotés, sentimentaux ? Mes textes d’aujourd’hui me paraissent bien pauvres à côté.
Où j’ai rangé ma plume ?
Engrais verts