Le cadeau caché, c’est un concept avec lequel j’ai un peu de mal, et aucune définition ne me convient tout à fait. Dans des épreuves que nous traversons, y compris les deuils, nous trouvons des merveilles, des apprentissages, des moments de grâce. Deux soeurs qui se rapprochent après avoir perdu leur mère, la force qu’on peut découvrir en soi quand on lutte contre une maladie, les nuages qui collent les larmes aux yeux …
C’est une période difficile pour la famille du Chapeauté. Sa grand-mère va mal, après sa sortie de l’hôpital, rien ne sera plus comme avant, la maison de retraite peut-être, ou si elle peut rentrer chez elle, il faudra l’accompagner de très près, et qu’elle ne monte plus à l’étage, et la rassurer sur les voix qu’elle entend … C’est dur, c’est triste, éprouvant, épuisant, inquiétant (et est-ce qu’elle va croire qu’on l’abandonne ? et comment on va payer ? et comment être sûr qu’elle soit bien traitée ? où trouver le temps de faire les travaux ? et les papiers qui n’ont jamais été faits, est-ce que la maison peut être saisie ? ) et pourtant il y a des cadeaux cachés partout.
Il y a ces moments qui nous rapprochent, autour d’une table à parler de notre présence à chacun, du soutien à apporter, des décisions à prendre.
Ma nièce si heureuse de voir sa cousine, l’ours en peluche qu’elle lui offre, acheté avec ses propres sous. Ma fille qui rit et lui attrape le menton.
Cette conversation avec mon beau-frère qui dévoile l’envie d’un autre enfant, et aussitôt le Chapeauté et moi on pense des cousins du même âge, la marmaille qui joue dans la garrigue, se serait tellement doux et gai.
La promesse que notre nièce viendra quelques jours en vacances chez nous cet été, pour la première fois, et on regardera Aladdin qui est le seul Disney valable (si), et des Miyazaki, et on fera au moins une chasse au trésor et des crêpes, et surtout elle et la belette continuerons à tisser ce lien entre elles. Cousines.
Le Chapeauté qui trouve sa place, qui de petit frère, petit dernier, devient à ses propres yeux je crois, simplement frère, oncle, père. Moi qui me sent moins celle qui l’accompagne et davantage partie prenante.
Le soulagement qu’il y a à nous tenir là ensemble et à faire face. A se tenir chaud dans ce mois de juin froid à la peau comme au coeur. A faire famille.
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Des pensées pour la grand mère du Chapeauté, et la joie de lire ces mots et ces si jolis cadeaux…
Je vous embrasse fort
Je vous embrasse aussi !
houlà ! Il y a de l’écho par ici…
Je commence doucement, depuis quelques mois, à laisser grandir en moi cette idée de cadeaux cachés (bien plus jolis que l’expression : bénéfices secondaires), et c’est un petit raz de marée sous mon casque…une mini révolution.
(des bisous, pleins)
C’est une notion difficile, hein ? Pas fausse, mais délicate à dépêtrer de la peine, de la fatigue, de la culpabilité … Vive ce genre de révolution !
(oh, des bisous, pleins, aussi)
http://hayao-miyazaki.wifeo.com/images/film_43.jpg (une image plutôt que des mots)
Chtaime !
Je n’avais jamais entendu parler des « cadeaux cachés ». Dans cet esprit, je me dis que plus on cherche plus on devient fort à la traque…
Bon courage à vous et des pensées positives pour la grand-mère du Chapeauté…
Bises
Pour moi, les cadeaux cachés, c’est un mode de survie, je crois…
Des pensées pour vous.
J’aime beaucoup cette expression de cadeaux cachés. J’essaierai de la garder en tête, moi qui ai tendance à toujours voir le verre à moitié vide et à ruminer le vide en question ! Courage et pensées pour la grand-mère du Chapeauté et sa famille (c’est tellement précieux, une grand-mère !)…
D’abord, des pensées pour vous, parce que ce genre de moment où les choses basculent sont difficiles.
Ensuite, oui, merci aux cadeaux cachés. C’est peut-être un peu de sagesse que la vie nous offre, de la petite monnaie pour remplir la cagnotte à vie. C’est beau, cette expression de « faire famille ».
Des bises!
« A faire famille »
Oui, merci, c’est juste ça.
Rendons grâce.
D’abord, nous vous envoyons tout plein de gros câlins…
Ce genre de situation n’est jamais facile, et je crois que c’est aussi un truc très particulier qu’ont les humains, cette façon de sourire aux souvenirs d’un défunt en prenant le repas « après », de « grandir » en prenant la main de celui qui naît ou qui devient plus faible…
C’est triste, mais c’est beau … Comme un perce-neige.