La bouseuse

La vie à la campagne pour les nuls
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Cultiver son jardin

  • 30 août 2011 15 h 52 min

Le futur potager est encore une friche où rosissent à peine  quelques tomates et des fraises encore plus rares. A défaut de remplir mon panier en osier, je fais d’autres récoltes.

Une phrase lue et qui n’en finit pas de s’illustrer : « Le contraire de l’amour, ce n’est pas la haine, mais le pouvoir sur l’autre » ;

De nouveaux squatteurs sur le balcon qui prennent des poses de calendrier pour mamies ou d’agenda pour petites filles ;

Un œuf par jour dans le nichoir et nos premiers oeufs à la coque maison ;

L’envie d’agrandir la basse-cour à des canards et aussitôt, on nous propose un couple d’une des deux races que nous avions sélectionnées ;

De jolis moments passés à en garder la mémoire ;

Un milliard d’étoiles dans un bout de ciel juste au-dessus de nous ;

La vie sauvage discrète et omniprésente ;

 

 

 

 

 

 

 

Et dans l’or des conversations et des silences, la certitude que nous avons fait le bon choix.

Ce qui est précieux

  • 23 août 2011 12 h 15 min

J’ai passé quelques jours à Toulouse, sans le Chapeauté. Un petit temps rien que pour moi qui m’a fait du bien. J’en ai besoin parfois pour ressentir à nouveau mes contours.

Ces derniers temps, des phrases qu’on me donne comme des cadeaux précieux. Des petites épiphanies que je goûte, savoure, remâche. Et qui me gardent parfois éveillée avant les premières lueurs.

Quelques nouvelles rencontres, précieuses et encore fragiles, mais pleines de promesses.

Un deuil réel, de quelqu’un que je ne connaissais que via Internet – virtuellement, diront certains. Je n’emploierai plus ce terme. Le chagrin et la stupeur sont les mêmes, les larmes dans le thé ont le même goût (pas terrible d’ailleurs), les sourires à repenser à telle réplique impitoyable la même saveur. So long …

J’ai résisté jusqu’à ce matin à fermer les volets pour ne pas laisser la chaleur entrer, par envie de lumière. Finalement la maison prend des airs méditerranéens qui lui vont bien ainsi.

Du chemin à faire, pour être la meilleure mère possible pour notre fille. Pour ne rien reproduire et ne pas me laisser hanter par la peur de le faire. Devant cette évidence, me sentir solide et sereine, même quand je suis remuée.

Le club des mélancoliques

  • 18 août 2011 10 h 14 min

J’en fais partie. Par intermittences.

Un matin où je me réveille toute enchifrenée, les paupières froissées que même le tchaï brûlant et la douche fraîche ne lissent pas.

Elle ressemblerait à quoi, la carte du club ? Elle serait belle, étrange et un peu triste, comme une toile d’araignée désertée un jour froid.

Comme une vieille photo du bonheur de quelqu’un dont on a oublié le nom.

Ces amitiés qui se défont, tout doucement, sans coup de Trafalgar ni clairon. Jusqu’au jour où le refus d’une invitation me fait remarquer que depuis longtemps, déjà, c’est fini.

Accepter que mes attachements soient éphémères, que ceux qui donnaient un sens à ma vie il y a dix ans soient aujourd’hui de vagues connaissances ? Que l’amitié va et vient, qu’elle se renouera peut-être, même si elle est devenue si lâche que je ne peux plus m’y appuyer ?

Pourquoi est-ce si compliqué pour moi ?